| |
|
Carte & HISTORIQUE |
|
 |
|
Pour écouter l'hymne
et voir les paroles
cliquer ici  |


Situé de part et d'autre de
l'Équateur, le Gabon a une superficie de 267,667 km2, soit environ la moitié de
la France. Il s'ouvre à l'ouest de l'Océan Atlantique par une façade maritime de
800 km de côtes avec des plages de sable fin. Le reste du territoire est entouré
au nord par la Guinée Équatoriale et le République Unie du Cameroun, au sud et à
l'est par la République Démocratique du Congo.
Son climat est de type
équatorial, se caractérisant par d'importantes précipitations, allant de 2 500
mm dans certaines régions, avec une chaleur variant de 22° à 32°. On y distingue
quatre saisons : La petite saison sèche : de décembre à janvier, avec un
ciel bleu et très peu de pluies; La grande saison sèche : de mai à
septembre, avec un ciel assez souvent gris, sans pluies et des matinées douces;
La saison des pluies : d'octobre à novembre, avec des précipitations
abondantes suivies d'ensoleillement; La grande saison des pluies : de
février à avril : avec de violentes averses accompagnées de tornades.
Le Gabon a un relief varié
où dominent des plateaux et des collines découpées par de nombreux cours d'eau.
On y trouve des récifs montagneux et des plaines parfois marécageuses. En plus
de ressources naturelles de la forêt, le sous-sols du Gabon renferment
d'importantes richesses : le pétrole et le manganèse. Les richesses minières
sont le diamant, l'or, le marbre. Mais l'inventaire minier du Gabon n'est pas
encore achevé. De nouvelles richesses se cachent peut être dans ce milieu
physique épais et dense. En effet, la forêt gabonaise couvre environ 22 millions
d'hectares soit près de 85% de la superficie du pays. Elle recèle en effet de
plusieurs variétés d'arbres ( plus de 80 000) dont le célèbre okoumé, l'acajou,
l'ozigo, le kévazingo, le sipo, l'alep....Près de 40% de la superficie
forestière demeure encore inexploitée.
Le Gabon a une population
de 1 250 000 habitants, se retrouvant à Libreville, la capitale et les villes
ayant des activités économiques importantes comme Port-Gentil, Franceville ou
Lambaréné. Le Gabon connaît une grande diversité ethnique ( environ 48 )
réparties en six groupes : les Fang, les Zebie, les Punu, les Myene, les Teke,
les Toka.
 
   
Qu'il s'agisse du
tourisme industriel, du tourisme de découverte, ou de loisirs, tout voyageur
peut s'offrir un séjour agréable et savourer en toute quiétude l'ensemble des
potentialités touristiques que recèle le Gabon. Libreville, Mayomba, Port-Gentil
présentent de belles plages ombragées de cocotiers . La pratique de tous les
sports nautiques, de plongée sous marines, de pêche au gros, la pêche sportive
qui sont praticables en toutes saisons, sur toute la côte ouest, c'est à dire de
Libreville, au nord, à Mayoumba, au sud, viennent enrichir les activités de
loisirs au Gabon.
Lambaréné, ville
mondialement connue à travers l'hôpital du célèbre Docteur Albert SCHWEIZER,
possède des lacs d'une beauté étonnante. Le Haut-Oogoué avec ses canyons, ses
plateaux et son pont de liane, l'Oogoué Ivendo avec ses chutes impériales de l'Ivendo,
l'Oogoué Lolo avec ses grottes, , la Ngounie avec le centre climatique d'Eteke
encore non exploité, et Mbigou, qui a donné son nom à la célèbre pierre sculptée
pour vos souvenirs et objets décoratifs, l'église de la Mission Sainte Anne
construite pour le célèbrissime architecte Eiffel, le Woleu-Ntem, capitale de la
vannerie traditionnelle font du Gabon un pays aux richesses touristiques très
variées.
Le domaine de la chasse
et les réserve de faune se situent dans la zone côtière des savanes d'Iguela,
Sette-Cama et dans la Nyanga. Au centre, dans la forêt des Abeilles et la savane
de l'Okanda, on trouve les réserves de la Lopé et de l'Offoue, accessibles par
voie ferrée. Près de Libreville, on peut découvrir le parc national de Wonga
Wongue.
Le tourisme au Gabon est
une révélation du monde équatorial aux milles couleurs, dont un retour à l'état
naturel, dans un environnement énigmatique, où le visiteur se familiarisera avec
les signes de l'eau, de la faune, de la forêt. Il sera initié aux comportements
des diverses espèces animales et découvrira l'image d'un monde non agressé par
la pollution, la grande générosité de la nature, renfermant d'innombrables
richesses découvertes au rythme de la vie.
HISTOIRE ET POLITIQUE
Histoire
ancienne:
La date des plus anciens habitants connus du Gabon, avant l'arrivée des pygmées,
remonte à 5000 ans avant JC.
Jusqu'au XIe siècle
après JC, les Pygmées sont les seuls habitants du Gabon. Peuple pacifique, ils
vivent en parfaite communion avec la forêt qui les nourrit et les protège. Mais
d'autres tribus agressives et techniquement plus évoluées sont venues
s'installer, les reléguant au tréfonds de la forêt équatoriale couvrant 80% de
la superficie du Gabon.
La grande vague migratoire des Bantous a atteint le Gabon à une date encore mal
déterminée: peut-être vers le XIe
ou le XIIe siècle.
Les migrations se sont poursuivies jusqu'au XIXe siècle,
avec l'arrivée massive des Fangs. Autrefois, le Gabon était une zone active sur
le plan économique, notamment grâce au commerce qui empruntait les voies d'eau
vers l'intérieur des terres. Le royaume du Loango aurait été fondé au XIVe siècle,
dans le sud du Gabon actuel. Le ma Loango (souverain) descendait d'une
longue dynastie de chefs forgerons et son peuple le vénérait comme un magicien.
La famille du roi participait activement aux affaires politiques. Au XVe
siècle, le Loango tomba sous la
tutelle de son puissant voisin, le Kongo. Il ne s'en libéra qu'au XVIIe siècle,
lorsque les Portugais s'emparèrent du Kongo.
·
L'arrivée des Européens:
Les premiers navigateurs portugais atteignirent l'embouchure du Gabon en 1472.
Le Portugais Diogo Cam, le premier, explora la côte gabonaise en 1484. Le
nom de Gabon viendrait du portugais gabão (qui a donné en français le mot
caban), vêtement porté par les marins et dont la forme ressemblerait à
l'estuaire du fleuve.
Au XVIIe
siècle, les Portugais durent
abandonner le terrain aux Hollandais. Les Britanniques et les Français se
joignirent ensuite aux échanges que la traite des esclaves rendait très
fructueux.
Au XIXe
siècle, celle-ci atteignit son apogée
dans la région. Des produits de la forêt intéressaient les Européens: en premier
lieu le caoutchouc puis le bois.
En 1839, Bouët-Willaumez signa une convention avec un chef mpongwé,
Rapontchombo, dit «le roi Denis», consacrant la présence française sur la rive
gauche de l'estuaire du Gabon. D'autres accords avec les chefs Louis Dowe,
Glass, Quaben et Georges, permirent à la France de s'implanter plus largement. A
partir de 1848, les Français luttèrent contre la traite clandestine.
En 1849, ils fondèrent Libreville, «village de libertés» pour les
esclaves libérés des bateaux clandestins.
En 1862, la France signa le traité du cap Lopez avec les représentants de
la population locale. Les missionnaires, à l'instar de Mgr Bessieux,
commencèrent l'évangélisation des populations.
Bien implantés sur la côte, les Français se lancèrent à la découverte des
régions intérieures. Les voies les plus accessibles étaient fluviales. Ce fut
donc l'affaire des explorateurs et surtout des officiers de marine: Serval,
Aymes, P. du Chaillu, Pierre Savorgnan de Brazza puis son frère Jacques...
En 1891, le Gabon fut détaché des Etablissements français du golfe de
Guinée.
Les décrets de 1903, 1906 et surtout 1910 constituèrent le
Gabon et l'AEF (Afrique-Equatoriale Française). Libreville perdit son rôle de
chef-lieu de l'Afrique centrale française au profit de Brazzaville. Les
frontières du Gabon se profilèrent au XXe siècle: avec la Guinée
espagnole en 1900, avec le Cameroun allemand (Kamerun) en 1908 et
1911. La frontière avec le Congo, tracée en 1886, fut remaniée
pour permettre la construction du chemin de fer Congo-Océan. Le Haut-Ogooué ne
revint au Gabon qu'en 1946.
· La colonisation:
Comme pour les autres colonies de l'AEF, le premier âge colonial fut celui des
grandes compagnies concessionnaires, qui exploitèrent l'ivoire, le caoutchouc et
surtout, dans le cas du Gabon, le bois d'okoumé, essence servant à la
fabrication du contreplaqué. Après la Première Guerre mondiale, les perspectives
de la forêt semblaient infinies et de nombreux colons se lancèrent dans
l'aventure du bois. Beaucoup firent faillite pendant la crise économique des
années 1930. L'instauration de l'impôt par tête et du travail forcé
contraignit les populations à intégrer l'économie coloniale, dans des conditions
pénibles: les salaires versés par les grandes compagnies étaient souvent
dérisoires et les mauvais traitements fréquents. A partir de 1913, le Dr
Albert Schweitzer fit construire un dispensaire à Lambaréné et tenta de mettre
en oeuvre une colonisation plus humaine.
La Seconde Guerre mondiale marque un tournant dans l'histoire du Gabon. En
1940, quelques jours après la prise de Libreville par les Alliés,
l'administration coloniale se rallia au général de Gaulle. Comme en 1914, de
nombreux Gabonais furent enrôlés dans l'armée française. En contrepartie de leur
contribution, ils espéraient que le régime colonial serait assoupli. Après la
guerre, deux personnalités politiques s'affirmèrent: Jean-Hilaire Aubame, député
au Parlement français, et Léon M'Ba, maire de Libreville et fondateur du Bloc
Démocratique Gabonais (BDG). Le statut du Gabon évolua, avec la création de
l'Union française en 1946 et la loi-cadre de 1956. Le référendum
de 1958 sur la Communauté française reçut 92% de «oui» et, le 17 août
1960, le Gabon accéda à l'indépendance et devint une république autonome.
· Le Gabon contemporain:
En 1961,
Léon M'Ba fut
élu président.
En 1964, Jean-Hilaire Aubame prit le pouvoir par un coup d'État, mais une
intervention militaire française réinstalla Léon M'Ba à la tête de l'État.
A la mort du président en 1967,
le vice-président
Albert Bernard Bongo
(devenu
Omar Bongo, à partir de 1973) lui succéda.
En 1968, Bongo créa le Parti Démocratique Gabonais (PDG), parti unique,
et se consacra au développement économique du pays, fondé sur l'exploitation des
réserves pétrolières.
En 1981, un parti d'opposition non autorisé se créa: le Morena (Mouvement
de redressement national).
En 1990, devant le mécontentement populaire né des difficultés
économiques et de la mainmise d'un parti unique sur le pouvoir, le président
Bongo a dû accepter l'ouverture politique; et la tenue d'une Conférence
Nationale aboutit à la restauration du multipartisme. Toutefois, l'opposition,
morcelée, n'est pas parvenue à s'imposer.
En décembre 1993, des élections présidentielle et législatives
-contestées- ont vu une nouvelle victoire du parti gouvernemental et la
réélection d'Omar Bongo à la présidence, devant le principal concurrent de
l'opposition,
le père Paul Mba Abbessole
.
En 1994, la dévaluation du franc CFA a plongé une partie de l'économie
dans une crise que le pays, qui a quitté l'OPEP, s'emploie avec succès à
surmonter.
En janvier 1999, le président Bongo est reconduit à la tête de l'État et
nomme Jean-François Ntoutoume-Emane Premier ministre.
Résumé et dates importantes:
- 1472
découverte de l'estuaire du fleuve
Como par les Portugais, dont la forme rappelle le "caban", d'où le nom
de "Rio di Gaboa", qui donnera plus tard celui de Gabon.
- 9 février 1839
signature d'un traité de
protectorat entre le chef Pongwe Antchouwe Kowe Rapontchombo et le
capitaine de Vaisseau Bouet Willaumez .
- 1849
fondation de Libreville par les
esclaves libérés.
- 1886
le Gabon devient une colonie
française.
- 1899
le Gabon est rattaché au Congo
français.
- 1910-1958
le Gabon fait partie de
l'Afrique Équatoriale Française (AEF).
- 1958
proclamation de la République
Gabonaise.
- 17 Août 1960
Indépendance. Léon Mba est
président.
- 1964
coup d'État militaire. Intervention
française et ré investiture du Président Léon Mba.
- Depuis 1967
Albert Bernard (plus tard
Omar) Bongo est président. Il a été réélu en 1973, 1979, 1986 et 1993
(lors des premières élections pluralistes).
- 1968
institution du Parti Unique.
- 1990
Conférence Nationale, Multipartisme
et démocratie.
- 1998
Omar Bongo est réélu président.
- 2005 Omar Bongo est réélu président
pour sept ans.
|